1
Plus le digital se répand, plus le besoin d’authenticité et donc d’humain se fait ressentir.
  • D’un côté l’infobésité fait naître un réel besoin d’accès à une information de qualité, sur-mesure et exclusive.
  • Et de l’autre l’infodensité suscite le besoin d’échanger, de challenger, de questionner et de se donner les moyens de l’analyse comme les moyens d’agir.

Pour développer la visibilité et la crédibilité d’une marque, la communication incarnée apparaît comme la stratégie la mieux adaptée pour faire la différence et marquer les esprits en créant du lien à travers des conversations porteuses de sens.

Dans son interview sur le Blog du Meunier Qui Dort en septembre 2015 (ici),Marie-Christine Lanne, Directrice Communication et RSE de Generali France, déclarait : « A l’échelle de mon expérience ce qui ressort le plus c’est que les marques sont devenues des médias (avec le brand content) et que les médias sont devenus des marques ».

Les marques sont devenues des médias, et leurs collaborateurs des relais médiatiques. Le premier de ces ambassadeurs est le chef d’entreprise. Il se doit désormais de diffuser une parole qui personnifie l’entreprise et à travers laquelle se noue la confiance. Les membres des instances dirigeantes ne peuvent plus faire l’économie d’une présence sur LinkedIn et Twitter. Comment peut-on imaginer insuffler la transformation digitale sans en maîtriser les outils ?

Béatrice Judel directrice Communication et Marketing de PVCI  a quant à elle développé cet aspect dans son interview  du Meunier qui dort de janvier 2015 (ici) : « Les membres de notre CODIR ont parfaitement intégré  les enjeux liés à leur présence active sur les réseaux sociaux.Pour eux, au sein de notre démarche de transition digitale, il est évident que leur activité sur les réseaux sociaux est essentielle, car ils ont conscience d’être une locomotive pour les collaborateurs et la marque. Chacun y est présent selon ses disponibilités. Être dedans, c’est comprendre les codes, communiquer son expertise, rendre visible l’entreprise, et développer notre communauté. »

La direction met ainsi en pratique son leadership au quotidien à travers sa veille et les conversations qu’elle engage avec ses publics. Elle joue ainsi pleinement son rôle en externe comme en interne en donnant l’exemple. C’est en suivant cette logique que Béatrice Judel réussi à mettre en place la première stratégie d’ambassadeurs de marques à grande échelle auprès d’une centaine de salariés de PVCI.

La stratégie de la communication incarnée ou de l’expertise branding, peut aussi se nommer la stratégie de la poupée russe. La plus grande poupée se décline à l’infini du nombre des dirigeants et des collaborateurs engagés dans la démarche d’ambassadeurs.

Pourtant les chiffres sont inquiétants, la semaine dernière, lors d’un keynote, l’agence TBWA indiquait que seulement 10% des dirigeants avaient un compte Twitter. De plus, dans 74% des cas il apparaitrait que l’e-réputation des dirigeants ne fait pas partie d’un plan d’action spécifique.

Dans le contexte actuel, cela revient à imaginer un pilote de Formule 1 conduisant les yeux bandés tout en se laissant guider vocalement par des acteurs de terrains initiés à l’itinéraire du circuit…

La véritable influence repose sur une recette délicate qui mêle savamment les prises de paroles sincères qui ont pour but de se concrétiser dans la vie réelle. En effet, la montée en puissance de l’expertise rend les échanges et la prise de parole « Live » indispensable. La présence digitale n’est pas une fin en soi et pour contribuer à générer du lead et l’augmentation des ventes elle se poursuit dans une incarnation réelle au cours de laquelle elle réalise son aboutissement.

Violaine Champetier de Ribes  

@VioChamp

Porte plume de dirigeant(e)s

Paris – Londres

Vous aimez ? Partagez !
FacebookTwitterGoogle+Partager