emmanuelle Leneuf
Tous les matins, Emmanuelle Leneuf vous attend à la sortie de la salle de bain avec son #FlashTweet à la main. Cette chasseuse d’infos éditorialise les 10 infos essentielles du jour dans ses domaines de prédilection (l’innovation, le numérique) et les diffuse sur Twitter lors d’un rendez-vous matinal entre 7h30 et 8h30. Avec ses tweets aussi flamboyants que sa chevelure, Emmanuelle enchante le réveil de ses abonnés.
Sa recette : une information très pertinente diffusée avec une joie pétillante.
Antidote de l’infobésité, ce concept très innovant répond à la nécessité de trouver une information qualifiée, triée et ciblée. Mais il va plus loin, sans s’en rendre compte, Emmanuelle Leneuf a mis au monde un mini – Uber de la presse ! Dans la lignée d’AirB&B qui propose des nuités sans posséder de parc hôtelier etc… Le #FlashTweet répond à un véritable besoin et diffuse de l’information comme un média sans en être un à la base. Partie intégrante de ce rendez-vous matinal, l’interactivité générée marque une nouvelle tendance.
Avec @EmmanuelleL9, l’ère du happy tweeting est arrivée ! 

 

rappel1 Dès 7h25, Emmanuelle commence à battre le rappel    avec le ton qui fait son succès (le chat était le premier logo).

 

Chaqueroubin Flash tweet est numéroté pour permettre au lecteur de l’identifier plus rapidement.

Pascal

En deux mois, elle est parvenue à fidéliser une audience dont certains présentent des signes d’addiction pathologique.

iconnectme

Comment vous est venue l’idée de créer le #FlashTweet?

Au début, mon tropisme de journaliste économique et financière et les évènements de Charlie Hebdo, m’ont poussée vers un fil tech start-up, innovation mais aussi actu (je suis une droguée de l’info) un peu généraliste (culture, résultat des grands groupes). J’avais souvent un temps d’avance par rapport au fil d’actualité des organismes de presse (levée de fonds Snapchat, Pinterest, résultats des GAFA) et je tweetais souvent en avance des infos que je retrouvais plus largement diffusées ensuite.

Twitter est une mine d’information mais on peut rater l’info si on n’est pas devant sa TL (time line) au moment où elle passe. Alors je me suis dit qu’il fallait faire une sélection du jour pour mieux mettre en évidence les infos incontournables et celles qui allaient faire l’actu demain. C’était aussi un retour à mon ADN de « scoopeuse un jour, scoopeuse toujours », qui adore aller dénicher l’info avant les autres, trouver l’inédit, le « Attendez-vous à savoir qu’il va se passer ça », tout ce qui a constitué mon quotidien pendant près de 15 ans à La Lettre de l’Expansion et me donne des poussées d’adrénaline (même quand je prépare le #FlashTweet).Nathalie J’ai eu envie de créer un rendez-vous, un format innovant, qui s’inscrit aussi dans le cadre d’un projet éditorial plus large et plus long à lancer avec un peu d’investissement. Au delà de la curation de contenu, l’enjeu était de qualifier la pertinence de l’info et de répondre à la frustration du twittos d’avoir la sensation de louper une info.

Sur quelle idée vous êtes vous basée pour créer ce nouveau rendez-vous ?

pierreJe voulais créer un FlashInfo mais avec des tweets, entre la revue de presse et l’édito éco du jour : ce qu’il ne faut pas rater sur Twitter pour avoir un temps d’avance. Un rendez-vous à heure fixe qui propose une éditorialiation et une hiérarchisation de l’info à travers des rubriques récurrentes (Startup, BigData, IoT, Inbound Marketing, Réseaux Sociaux, Impression3D, Innovation, TransformationNumérique, Media). Mon objectif : permettre d’appréhender les enjeux de la révolution numérique, son impact sur les business modèles des entreprises et leur organisation interne ainsi que les problématiques d’open-innovation à la manière d’une « editweetalist ».

Comment s’est déroulée cette montée en puissance ?

J’ai lancé ça dans mon garage sans avoir d’image ou de logo en me disant que je pouvais innoverinformation mine dans mon bac à sable, ce n’était pas grave. Mais c’était sans compter la force des réseaux sociaux…comme je dis souvent Twitter c’est comme avoir rendez-vous avec plein d’amis,-qui ne sont pas vraiment des amis mais qu’on aime retrouver-, sauf qu’on ne sait jamais quel ami sera là et lequel répondra (un peu comme dans la vie du reste). Le format et le rendez-vous ont tout de suite plu, les twittos ont répondu présent très rapidement, et ils m’ont recommandé, ont sonné le rappel pour que les autres viennent voir. Pour la plupart, je les connaissais pas : ils n’étaient même pas encore,-ou alors tout juste des followers. ! Et certains se sont proposés pour me faire un logo spontanément (Nicolas Antonini @THEINFORMINE et Geoffrey Hurth @Geoffreyht). Bref l’esprit communauté Twitter a joué à plein. Ce sont souvent eux les plus fans d’ailleurs. Ils sont très vite devenus addict,-c’est eux qui le disent- et  j’ai réussi à créer une audience qui grossit de jour en jour avec un fort taux d’engagement.

Le #FlashTweet est-il en train de devenir un média ?

karineTous les matins, des twittos sont fidèles au rendez-vous et interagissent avec moi. Ce qui est important sur Twitter c’est de créer du contenu intéressant : la qualité prime. Dans la bataille de l’attention, je suis en train de marquer des points et de créer ce qui pourrait s’assimiler à un média au sein même de Twitter, avec des tweets, mais aussi de l’info ou du scoop en 140 signes, et même des exclus comme je viens de le faire avec l’interview de Philippe Llorens, le PDG de Canopy publiée sur le blog d’Eric Debray @ericdebray. La presse, -le Monde Informatique-, en a parlé aussi mais plus tard.

Y a-t-il un effet #FlashTweet ?

Il y a incontestablement un effet #FlashTweet : là ou un tweet fait un ou deux, voire cinq RTvincent chez un Twitto, il va en faire 20, 50 jusqu’à 100 (comme cela vient de se produire sur un dessin de @Sanddela expliquant Twitter) quand je vais le sélectionner. Parallèlement, le nombre de visites du profil a explosé ainsi que le nombre de mention (x2). Plus globalement, par rapport à l’évolution de la presse et des médias, je vérifie tous les jours que le secteur est touché par le phénomène de l’absence d’intermédiation et que c’est le journaliste qui est le média.

fin

Violaine Champetier de Ribes

@VioChamp

 

 

 

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