le meunier qui dort

Acteur  de la transformation digitale, passionné par les impacts du numérique sur la société, Sébastien Bourguignon officie depuis une quinzaine d’années dans les domaines du Digital, des Nouvelles Technologies, de l’Innovation et de l’Agilité. Manager IT dans le secteur assurance, expert des réseaux sociaux et du « growth hacking.  Lorsqu’il en est venu à se demander s’il passerait un jour le cap pour passer du coté des entrepreneurs, il a décidé d’aller à la rencontre de ceux qui étaient passés du côté des makers. Sa curiosité l’a menée de rencontre en rencontre avec des profils de ces chefs d’entreprises que rien n’arrête dans leur volonté d’entreprendre. Six mois après avoir lancé plusieurs demandes, pris des contacts par les réseaux sociaux, la somme de ses rencontres est désormais disponible dans un livre blanc qui regroupe 80 profils de start-upers. Puis de contacts en mise en relation, la préface de ce livre blanc s’est enrichie d’une vingtaine de contributeurs et pas des moindres (Axelle Lemaire, Gilles Babinet, Alban Jarry…). Après l’avoir rencontré et en lisant tous les témoignages présents dans son livre on ne doute pas une seconde que Sébastien a en lui un ADN de Start-uper: on attend donc la suite avec impatience…  @sebbourguignon

Comment est né ce projet et qu’est ce qui vous a le plus étonné lors de sa réalisation ?

J’ai commencé en préparant un questionnaire bien ficelé et j’ai pris les premiers contacts par les réseaux sociaux. J’ai été rapidement étonné par l’adhésion et la participation si bien qu’au bout de quelques semaines le projet s’est auto-alimenté. J’ai donc fini par recevoir 80 réponses sur  215  en moins de six mois. La pluspart des start-upers que j’ai rencontré sont extrêmement innovants dans leur démarche et leur façon être. Lorsque je les écoutais, j’avais en moyenne 8 projets à développer au bout de deux heures de conversation. Cela m’a d’ailleurs donné l’idée de leur proposer de passer le test de Monkey-Tie (Jérémy Lamri) qui propose une solution de recrutement par affinité. (à lire ici)

Existe-t-il un profil type de start-uper ?

Excellente question, avec le site Monkey tie nous avons donc réalisé une étude sur le sujet et qui est reprise dans le livre blanc. Les résultats sont assez clairs 50% de la population des startupers qui ont participé à cette étude partage le archétype de profil, celui d’un innovateur, dans l’imagerie du test qu’ils ont passé, le personnage de fiction qui leur correspond est « Iron Man ». Ces entrepreneurs se caractérisent par 2 traits de caractère principaux, ils sont persévérants et extravertis, un autre point qui les caractérise est qu’ils ont une grande résistance à la dépression.Ils sont ouverts d’esprits, tenaces avec une âme d’explorateur et s’approprient facilement les nouveaux concepts. Curieux et persévérants ils ont cependant du mal à gérer l’anxiété l’agressivité et à maîtriser l’impulsion. J’invite toute personne qui se pose la question de savoir s’il dispose lui même des traits de caractère du startuper à prendre connaissance de cette étude inédite, et à passer le test Big5 de Monkey tie pour s’autoévaluer, c’est vraiment très instructif.

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Parmi les startupeurs que vous avez interrogés quelle idée de business vous a le plus surpris ?

J’en ai plusieurs, j’en citerais donc 3 pour me limiter, mais toutes m’ont surprises sur différents aspects de leur business, elles partent toutes d’une idée innovante. Je commencerai par Yoobiquity dont l’objectif est de mettre en relation des individus dans des pays ou lieux distants afin que l’un réalise une photo d’un site, monument ou d’une situation pour le compte de l’autre. Je trouve l’idée vraiment fun et le fait d’effectuer une demande à distance à quelqu’un qu’on ne connaît pas pour qu’il fasse une photo pour soi est vraiment inédit. Autre startup, autre univers, celui de TippStuff, qui propose aux familles débordées, de mettre à disposition une plateforme sur laquelle parents et enfants peuvent partager un agenda, une liste de tâches ou de courses pour simplifier le quotidien de chaque membre de la famille, je l’ai adopté pour mes propres besoins. Enfin,   qui développe des applications pour tablettes à destination des seniors dans le domaine de la prévention et de l’accompagnement des troubles cognitifs, une startup sociale et solidaire qui apporte un service à une population souvent laissée de côté.

Laquelle auriez-vous aimé avoir eu ?

J’aurais aimé avoir eu l’idée d’, , cette startup propose une solution de gestion de sescontacts sur la base de l’analyse des mails sur différentes plateformes. Lauréate de nombreux prix, en plein boom depuis plusieurs mois, elle fournit LA solution qu’il manquait pour se simplifier la tâche de gestion des contacts. Par ailleurs, elle permet de venir mettre à jour un CRM dans le cadre d’une utilisation professionnelle, et pour une entreprise cela peut devenir rapidement une mine d’or.

Quel est le ratio homme/femme chez les pionniers présents dans votre livre blanc ?

22% de femmes pour 78% d’hommes sur 89 startupers ayant participé au projet, ce ratio est symptomatique d’un représentation des femmes dans l’entrepreunariat au moins dans l’univers startup. En refaisant le calcul, j’ai à peu près le même ratio dans les contacts que j’ai pris, soit 220 startups contactées pour participer au projet, dont 40 avec une femme à la tête de l’entreprise.

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Quelle est la difficulté majeure la plus rencontrée par ces créateurs ?

En fait il y en a 2, la première concerne le « cash », en gros la capacité de la startup à s’autofinancer dans son développement ou au moins à pouvoir se développer en ayant la trésorerie nécessaire tout au long des différentes phases de son développement. L’idée étant d’investir au bon moment et sur la bonne orientation du produit en cours de développement, les techniques du Lean Startup sont souvent utilisées par les entrepreneurs pour faire les bons choix d’investissement ou réorienter (pivoter) leur produit ou service dans une direction plus prometteuse. La deuxième difficulté rencontrée est relative à la formation de la bonne équipe, trouver les bons associés et s’entourer des bons talents pour lancer et développer la startup. L’écueil qui revient régulièrement est le fait d’avoir eu dans l’histoire de l’entreprise, des déboires avec un associé qui n’était pas assez investi ou qui a pu être toxique pour ses partenaires, ou encore des talents qui quittaient l’entreprise pour trouver mieux ailleurs, en fait souvent un meilleur salaire.

Violaine Champetier de Ribes @VioChamp

Communication personnelle des dirigeant(e)s

Meunier

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